Nasser Lajili

Bienvenue sur mon blog personnel ! Ce blog est un espace où je partage mon point de vue sur l’actualité, les sujets de société, et les thèmes qui rythment notre quotidien. Ici, je donne libre cours à mes réflexions, mes ressentis et mes analyses, toujours dans une optique d’échanger et de dialoguer avec vous. Que ce soit pour explorer des faits marquants, aborder des questions essentielles ou simplement réfléchir ensemble, je vous invite à plonger dans mes articles et à partager vos propres perspectives. Ce blog, c’est avant tout un lieu de rencontre entre idées et opinions. Merci de me lire, et n’hésitez pas à participer à cette aventure en laissant vos commentaires et vos impressions !

Il est encore debout. Mais plus pour longtemps.

Le foyer de Brenu est là, sous nos yeux, en train de disparaître lentement. Pas encore réduit en gravats, mais déjà condamné. Une disparition progressive, presque discrète. Comme si son histoire devait s’effacer sans bruit.

Ce lieu, géré par Adoma, n’a pas simplement hébergé des hommes. Il les a confinés. 7 mètres carrés. Oui, 7. Pour vivre, dormir, survivre. À 300, 350 euros par mois. Des douches collectives. Une cuisine collective. Une promiscuité imposée.
Ici vivaient des chibanis, des migrants, des travailleurs invisibles.

Des hommes venus construire ailleurs, et qui ont fini par s’abîmer ici. Certains y ont laissé leur santé. D’autres leur dignité. Certains y sont morts. Dans l’indifférence.
Et pourtant, il y avait de l’humain. Une petite salle de prière. Des regards, des échanges, des solidarités silencieuses. Une fraternité née dans la contrainte.

Aujourd’hui, le bâtiment tient encore. Mais son histoire, elle, est déjà en train d’être effacée.
Et ce qu’on ne doit pas oublier, c’est que pendant des années, Adoma a fait payer cher à des personnes vulnérables des conditions de vie indignes. Ce traitement en dit long. Très long. Qui accepterait, en 2026, de vivre dans 7 m² ?

On ne voit pas encore les murs tomber.
Mais on voit déjà la mémoire disparaître.
Et ça, c’est encore plus grave.

Gennevilliers #Brenu #foyeradoma

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