On vit dans une société où beaucoup parlent, réagissent, s’opposent… mais où trop peu comprennent vraiment les enjeux, les cultures, les regards différents, et surtout la direction que nous sommes en train de prendre collectivement.

L’absence d’éducation populaire laisse place aux raccourcis, aux fantasmes, aux divisions. Elle crée un terrain fertile à la peur de l’autre, à l’ignorance, et à la montée de discours extrêmes qui fragmentent une population pourtant riche de sa diversité. Une diversité qui devrait être une force, pas une menace.
Aujourd’hui, on échange moins. On se rencontre moins. On se parle moins.
Le lien humain s’effrite, la curiosité disparaît, et la complexité du monde est remplacée par des réponses simples à des problèmes complexes.
Résultat : une société qui se durcit, qui se méfie, qui se replie.
Mais rien de tout ça n’est une fatalité.
Remettre l’éducation populaire au cœur du débat public, c’est redonner aux gens les outils pour comprendre, dialoguer, débattre sans haine.
C’est apprendre à écouter avant de juger.
C’est se rappeler que l’autre n’est pas un ennemi, mais un être humain avec une histoire, une culture, un vécu.
Si on veut une société plus juste, plus humaine et plus unie que celle qu’on est en train de construire malgré nous, alors il est temps de remettre le savoir partagé, l’échange et la réflexion collective au centre.
Comprendre l’autre, ce n’est pas renoncer à soi.
C’est simplement refuser de laisser la peur décider à notre place.

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