
On parle de 300 000 étudiant·es.
300 000 personnes qui galèrent déjà à se loger.
300 000 personnes à qui on demande de faire “un effort de plus”.
Les APL, ce n’est pas du confort.
C’est ce qui permet de payer un loyer, de rester dans son logement, de ne pas dormir avec l’angoisse du mois suivant.
Quand tu es étudiant·e étranger·e hors Union européenne, tu paies souvent plus cher :
les loyers, les frais d’inscription, la vie quotidienne.
Tu travailles quand tu peux.
Tu contribues comme les autres.
Et malgré tout, on te retire une aide essentielle, uniquement parce que tu n’as pas le “bon” passeport.
Le message est clair :
tu es le bienvenu·e tant que tu ne coûtes rien.
Mais la précarité étudiante, elle n’a pas de nationalité.
Et le droit au logement ne devrait pas dépendre d’où tu viens.
Supprimer les APL, c’est forcer des étudiant·es à s’endetter, à s’isoler, à abandonner des études pour lesquelles ils et elles ont tout quitté.
Étudier ne devrait jamais être une épreuve de survie.
On ne demande pas un privilège, on demande de pouvoir vivre dignement.
Parce qu’on mérite toutes et tous mieux que ça.

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