Nasser Lajili

Bienvenue sur mon blog personnel ! Ce blog est un espace où je partage mon point de vue sur l’actualité, les sujets de société, et les thèmes qui rythment notre quotidien. Ici, je donne libre cours à mes réflexions, mes ressentis et mes analyses, toujours dans une optique d’échanger et de dialoguer avec vous. Que ce soit pour explorer des faits marquants, aborder des questions essentielles ou simplement réfléchir ensemble, je vous invite à plonger dans mes articles et à partager vos propres perspectives. Ce blog, c’est avant tout un lieu de rencontre entre idées et opinions. Merci de me lire, et n’hésitez pas à participer à cette aventure en laissant vos commentaires et vos impressions !

Le grésillement d’un vinyle !

Nos cicatrices nous rappellent que notre passé n’a pas été un rêve, aussi certaines douceurs imprégnées dans notre mémoire, nous enseignent les offrandes agréables, ces moments qui, le temps d’un souvenir, effacent les douleurs de l’instant présent. Sur le chemin d’une plaisante et savoureuse souvenance, il m’arrive de remonter aux jours de mon enfance.
Une voix suave aux lumières de l’orient s’élance des grésillements d’un vinyle de ce temps où mon père assis, sur le vieux divan, écoutait pieusement une diva orientale et son orchestre enivrant. Le son nous caresse et se répand furtivement, il enveloppe nos corps et comble nos sentiments, il est meilleur en effet que tous les breuvages grisants.
Oum Kalthoum, icône pour la génération de nos parents fut pour le monde arabe une ambassadrice et le symbole des rêves de millions de gens. Mon père m’a fait découvrir cette artiste, à l’époque, j’étais bien jeune et mes goûts me portaient vers d’autres vents. Il m’a fait découvrir son histoire, le rôle qu’elle a joué dans le grand mouvement du panarabisme.
Aujourd’hui, je répète les gestes de mon père, un grand vers de thé, puis des instants de silence et je laisse capturer toute mon attention et goûte goulûment le plaisir de ses chants. Sa voix est évidée de tout artifice, elle est cristalline, scintillante et sombre à la fois. Elle repose sur une simplicité désarmante. Elle courbe les saveurs acoustiques des chants traditionnels d’antan qu’accompagne une musique contemporaine complexe et aux rythmes entraînants.
Mon père fumait la pipe, je respire l’air du temps. Je ne suis pas nostalgique, je partage mes pensées avec vous qui m’écoutez. La lecture n’est-elle pas l’art d’écouter les mots en les regardant ? J’entends sa voix, il me parle et je suis tendrement et pour l’éternité : son enfant.

OumKalthoum

Music

Egypte

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