
Les maîtres des médias ne manquent jamais l’occasion de scénariser l’information. À leurs yeux, les différentes époques se livrent une compétition sur la température de l’été et on parle de record absolu battu, de canicule record. Sur notre région, un nouvel exploit de chaleur absolu a été battu à 42,6 °C dépassant le précédent de près de 2 °C (40,7 °C le 28 juillet 1947).
Quel bonheur de vivre dans la prospérité ! Le réfrigérateur est plein de bonnes choses, l’eau potable s’écoule du robinet, on prend une douche pour lutter contre la chaleur, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lorsque l’homme prospère a un coup de blues, il lui suffit de se perdre quelques instants dans le rayon des produits frais d’une grande surface et le voilà rassuré. Maudite chaleur d’été qui vient perturber le bonheur éphémère de l’égoïste consommateur !
En effet, la canicule a sévi sur notre ville. La chaleur épuise les organismes et elle nous rappelle la précarité de notre condition. La nature éveille notre vigilance et elle nous enjoint d’être solidaires avec la planète qui supporte notre présence. Sur ce vieux plancher des vaches, chacun cherche le moyen de se rafraîchir.
Quoi qu’il en soit, je me suis rendu à Gennevilliers plage avec mon petit garçon et j’ai apprécié de le voir barboter en toute sécurité dans l’eau, parmi tous les habitants venus partager les joies d’une activité aquatique. Ce refuge de fraîcheur est très agréable, les gens sont détendus, ils discutent et ils parlent de l’avenir. Il faut saluer le travail d’encadrement des équipes sur places, car tout s’est passé à merveille.
Cette année, nous sommes gâtés et nous allons certainement être criblés de bonnes promesses. Parfois, le résultat est plus noble que les intentions, surtout pour nos nombreux concitoyens qui n’ont pas la possibilité de partir en vacances. Une bonne idée qu’il nous faudra reconduire chaque été.

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